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 Le Web 2.0 : définition participative

Posté le : 30 mai 2008

Restons sérieux, messieurs dames.

Dans le cadre du dossier que je réalise pour mon rapport de stage, je suis amené à définir le « Web 2.0″. J’ai bien sûr fait ma petite enquête et définition personnelle… mais quoi de mieux, pour illustrer la nature du Web 2.0, de laisser les internautes eux-mêmes définir ce terme, et sur un blog, qui plus est ? Nous serions au coeur du Web 2

C’est pourquoi je vous demande donc votre participation. Allez-y à coeur joie. Exprimez-vous. Livrez votre point de vue. Discutez ma définition. Même celui qui ne laisse jamais de commentaires… oui toi, là-bas, celui qui a honte de me lire… vas-y ! Réponds à ma question :

Qu’est ce que le Web 2.0 ?

Cet article sera sans aucun doute cité dans mon dossier. Merci d’avance à tous…

Voici ce que j’ai écrit :

Voilà une notion dont on parle beaucoup, mais sur laquelle personne ne s’est vraiment accordé. Aussi, en plus des sources qui m’ont servi à décrire ce fameux Web 2.0, cette définition ne pourra être que « personnelle », dans le sens où il n’y a pas de définition « officielle » et reconnue par tous.

« La définition précise d’une application Web 2.0 est encore chaudement débattue » (Wikipedia), « le Web 2.0 est pour l’instant une notion un peu fourre-tout » (Fred Cavazza), « il reste encore de multiples points de désaccord sur sa signification exacte » (Tim O’Reilly), « concept technologique pour les uns, évolution fonctionnelle du Web pour les autres, vaporware marketing pour d’autres encore… » (Guy Hervier) ; même sur Internet, au cœur de la sphère « 2.0 », il est difficile de trouver des éléments précis.



Bref et efficace.

Pour expliquer le terme, il nous faut remonter d’une douzaine d’années en arrière. Lors du développement de l’Internet, à la fin des années 1990, les sites Web étaient essentiellement composés de textes et d’images, et le contenu créé quasi-exclusivement par les créateurs de ces sites. On pourrait appeler ce stade le Web 1.0, la première version. Techniquement, les pages étaient réalisées en HTML statique, et elles étaient rarement mises à jour. Puis, avec le développement du langage PHP et des bases de données, le Web devient dynamique, et passe au stade « 1.5 ». Il devient plus facile de faire évoluer son site personnel, et de mettre à jour son contenu. Le fait de posséder une page est toujours réservé à l’élite du milieu.

Au début des années 2000, avec l’augmentation du débit, l’accessibilité pour le grand public et l’amélioration des technologies Web, et après le crash boursier dû à l’explosion de la bulle spéculative Internet, le Web connait un renouveau, caractérisé pour moi par deux mouvements : l’optimisation technique des sites, et l’interaction de ces sites avec l’internaute.

Optimisation technique

  • Utilisation des langages de développement Web tels CSS, XHTML, AJAX, etc ;
  • Syndication du contenu dans des flux XML, renommés RSS
  • Utilisation intensive du Flash, plus récemment développement de son super-successeur, Flex ;
  • Avènement de l’ADSL pour (quasiment) tous ;
  • (cette liste pourrait être longuement allongée, mais pour moi, j’ai cité les avancées majeures)

Conséquences

  • Moins de clic, moins de temps de chargement et plus d’informations affichées à l’écran côté l’Internaute ;
  • Architecture plus flexible, interopérabilité plus poussée, développement des Web Services et des Rich Internet Applications côté développeurs et machines ;
  • Plus gros documents échangeables : ce ne sont plus seulement des textes qui circulent sur le réseau global, mais aussi des images haute qualité, de la musique, des vidéos, et autres documents multimédias ;
  • Les navigateurs et les supports d’Internet se multiplient, avec une volonté générale du milieu de « respect des standards » du Web, notamment via l’organisme du World Wide Web Consortium.

Interaction avec l’internaute

  • Apparition de la notion de « User Generated Content » : l’internaute fait le contenu du site (deux exemples : les forums, plus anciens, et les plates-formes de vidéos, comme YouTube ou Dailymotion, plus récentes) ;
  • Développement du principe des pages faciles à créer, à personnaliser et à remplir, les weblogs en tête ;
  • Soin nouveau apporté à l’interface graphique et à l’ergonomie des sites ;

Conséquences

  • L’internaute n’est plus spectateur mais bien acteur du monde du Web ;
  • Tout le monde peut avoir son petit coin de Web, accessible par tout le monde ;
  • Internet devient une sorte de « course au concept » : un site qui marche part d’une bonne idée, c’est généralement les internautes eux-mêmes qui récompensent ces sites en alimentant leur contenu ; il n’y a plus de « norme » en ce qui concerne les modèles économiques online ;
  • Les « réseaux sociaux » fleurissent : les internautes sont connectés et re-connectés entre eux, se groupant par point commun, discutent ; la Toile de pages Web devient une Toile de personnes réellement reliées.

Caractéristiques du Web 2.0 rassemblées sous la forme d’un « nuage de tags ».

Caractéristiques du Web 2.0 rassemblées sous la forme d’un « nuage de tags ».

Le terme de « Web 2.0 » est dû à Dale Dougherty de la société O’Reilly Media. La première conférence estampillée « Web 2.0 » a été donnée en octobre 2004.

Ce terme s’est rapidement popularisé, et a été débattu, défini, argumenté, expliqué, de nombreuses fois, notamment sur la blogosphère. Après cette vulgarisation de l’expression, la tendance est un petit peu à l’utiliser à tout bout de champ. Un nouveau site est forcément classé « Web 2.0 ».

Au-delà des éléments visibles considérés comme caractéristiques du Web 2.0 (comme les rayures ou les reflets en ce qui concerne le graphisme, la présence de mots-clés sous forme de nuages de tags, fenêtres et éléments déplaçables via un « drag & drop », etc) ou des services nés du Web 2.0 (Netvibes, Flickr, YouTube, Last FM, Wikipedia, Twitter, Digg, etc), ce mouvement prend en compte beaucoup plus que les quelques paramètres qui viennent d’être cités. C’est cette complexité qui fait que le terme est discuté en permanence, et impossible à définir en quelques mots, simplement.

Il existe des centaines de sites \

Il existe des centaines de sites « Web 2.0″

Pour résumer (même si l’on ne pourra jamais vraiment « résumer » ce concept), le Web 2.0 est une phase de prise de conscience qu’Internet peut devenir autre chose qu’une grande bibliothèque accessible uniquement par les moteurs de recherche, couplée à une constante amélioration des performances techniques caractéristique de l’informatique, qui a généré une grande vague de création d’activités inédites, et qui se sont popularisées en peu de temps.

A noter que ce terme n’est utilisé et compris que par les professionnels du Web. L’internaute lambda, même si il utilise quotidiennement des services Web 2.0, le fait généralement sans le savoir, et ignore tout de la définition du Web 2.0. Les médias « classiques » commencent malgré tout à s’intéresser au phénomène et à vulgariser ce terme pour le grand public.

Sources : wikipedia.com, fredcavazza.net, oreillynet.com, dicodunet.com, webrankinfo.com, blog.lecacheur.com.

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7 réclamations

  • Je trouve ta définition plutôt juste, le web 2.0 c’est l’échange qui se fait entre le site et l’utilisateur. Le fait que l’internaute ne va pas seulement piocher des infos sur le site, mais qu’il va aussi apporter son grain de sel que ce soit pour compléter une info ou pour la corriger. Le risque à mon avis, c’est que n’importe qui peut donc dire ce qu’il veut et on est jamais trop sûr de ce qu’on trouve (genre wikipedia).
    Sinon le web 2.0 pour moi ce sont tous ces nouveaux services communautaires comme facebook, twitter ou même plus simplement les blogs depuis qu’on peut diversifier les contenus.

    Voila j’espère ne pas avoir dit trop de bêtises ou trop répéter ce que tu as déjà expliqué ;) bye

  • Bonjour !

    Houlala définir le web 2.0 c’est pas évident du tout :)
    Juste une question c’est pour un rapport de DUT (d’après ton cv oui) , de licence, licence pro, master ? Parce que la manière de traiter la question sera différente. Ce que tu as écrit n’est pas mal pour un rapport de DUT ou de licence pro, mais pas assez critique et trop déterministe pour un travail universitaire en SIC (le déterminisme technologique c’est en gros mettre les évolution technologiques au moins au même point que les usages, alors que l’on sait bien que les technologies ne se remplacent jamais (elles se superposent) et que les « révolutions techniques » viennent en fait toujours des usages (lorsque un usage se généralise il mute en « pratique sociale »))..

    Mais bref sans aller plus loin dans la thèorie de l’information et de la communication pour l’instant, il faut déjà que tu te donne des limites. Si tu fait un rapport qui ne nécessite pas de problématisation du sujet (BTS, DUT, LICPRO..) c’est déjà bien je trouve.

    Un autre étudiant de master a récemment fait un mémoire sur le web2, je me souvient plus de l’adresse de son blog mais par contre j’ai téléchargé son travail au format PDF (il le met gracieusement à disposition sur son blog). Si tu veux envoie moi un mail je te l’enverrait, c’est un travail intéressant et orienté technique..

  • autre chose, il serait également interessant de dire que le pseudo concept de web 2 est essentiellement un terme marketing (un concept qui permet de vendre de l’applicatif avant tout). Ben oui ce fut un bon moyen de sortir de l’impasse que fut l’explosion de la « bulle internet » et faire revenir les investisseurs sur le web ;)

  • Merci redpeppers pour ces commentaires.

    C’est vrai que je n’ai pas détaillé le contexte d’utilisation de cette définition.

    Pour mon rapport de stage de fin de DUT que j’effectue à Webformance, entreprise de référencement parisienne,ma responsable de stage et moi avons défini la problématique : la Gestion de la réputation sur Internet dans l’optique du Web 2.0.

    En guise d’introduction, je tente de définir le référencement et le Web 2.0, deux notions qui me semblent indispensables à la compréhension du rapport en général.

    Cependant, il ne m’est pas nécessaire de « creuser » la question, le thème du dossier n’étant pas axé sur ce point.

    Merci encore pour ces remarques constructives.

  • Philippe

    Intéressant ce petit article…C’est pas trop tôt…:-)
    Il me semblerait aussi intéressant de prendre en compte les notions de qualité et de crédibilité du contenu dans la problématique du référencement naturel, en expliquant que c’est certainement une des évolutions (à mon avis) à venir d’Internet.

    Bon courage pour ton rapport.

  • Salut,
    ta définition reprend beaucoup de points de celle de wikipedia. Pour mes études de BTS info, j’avais exposé sur mon blog mon avis du web 2.0 techniquement (et pas commercialement). Beaucoup de réactions en classe, beaucoup de divergences aussi.
    Tout le monde ne voit pas la chose de la même façon.

  • Premier coup d’oeil sur ton blog, j’aime beaucoup. Merci de m’avoir fourni un bon flux pour mon reader.
    Bon article, qui résume et synthétise bien toutes les divergences sur le sujet.

    Ma définition, plutôt négative:

    WEB 2.0: participatif, echango-quantitatif, marketitatif, folksonomatif, drag-n-drop-hatif, culte du lien, sms-isant…
    Désinformation.

    Typique: pour vérifier l’orthographe d’un mot, on ne va plus chercher un dictionnaire dans google, on va chercher le mot corrigé par google. Sous-entendu: les mots à l’orthographe majoritairement mal respectée (je n’ai pas trouvé, vu que mon dictionnaire, c’est google :/ ) deviennent des mots référencés donc davantage valables que les vrais.
    Ce concept peut s’élargir à tout le contenu rencontré au sein du web 2.0, à partir du moment où il parait crédible ( = à peu près bien écrit) et qu’il se trouve dans la 1ere page de résultats google.

    Par ailleurs, le secret n’est plus dans l’information elle-même, mais dans la manière de la divulguer: user-friendly.
    On peut même aller plus loin, et passer par les études de Jakob Nielsen, qui définit la « lecture du web »: des mots en gras, des listes à puce, des italiques, des liens (très importants).
    On ne lit plus, on picote, on fouille. L’information n’est plus dans le texte, mais dans l’image.

    De là à faire le lien direct avec notre société de consommation… il n’y a qu’un pas !

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    Ceci est un article de Thibaut Charron, propriétaire de ce blog s'adonnant gaiement aux joies du LOL.

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