L'affaire Trombines

Avant de vous laisser pour les vacances (car, à part brusques sursauts, je vais être plutôt déconnecté pendant les 15 jours que m’accorde la fac pour les fêtes, donc plutôt pas d’articles pendant cette période), je voulais vous sensibiliser à l’affaire qui touche en ce moment Guillaume de Thomas, aka Trombines.
Il résume dans son article son histoire, que je m’en vais vous conter à ma sauce :
Guillaume se prend un PV un peu louche à son goût : dépassement de limitation de vitesse « évaluée visuellement », policiers sentant l’alcool… une contravention met déjà sur les nerfs, une contravention prise de cette manière, j’avoue que la frustration doit être là. Le blogueur l’exprime dans un article de façon un peu virulente, certes, mais sans dépasser les bornes (pour moi), et surtout sans réellement insulter personne.
Et finalement, le voilà convoqué au Tribunal correctionnel pour outrage à agent.
Alors, où est le problème ?
Et bien clairement, pour Trombines, c’est sa liberté d’expression qui est remise en question. Jusqu’où peut-on aller sur un blog ? Tout ce qui est sur Internet (et par extension, tout ce qui est public) doit-il être sévèrement contrôlé et filtré par les pouvoirs publics ? Où est la frontière entre la réaction à chaud un peu vive et l’insulte ? Au niveau de la police, que considère-t-on comme un « outrage à agent » ? Quelle est la valeur d’une parole contre une autre ?
Toutes ces questions trouveront logiquement une réponse autour du 10 mars, date du procès du Guillaume.
En attendant, je vous invite à vous intéresser au sondage qu’il a mis en place, ainsi qu’au groupe Facebook, humblement intitulé « Pour une vraie définition juridique de la liberté d’expression ». Je n’ai pas toutes les clés en main pour bien analyser cette situation et faire l’état des lieux par rapport à la liberté d’expression en France (ben ouais, j’ai pas de master en droit, hein), et je ne suis pas sûr que Guillaume maîtrise lui aussi la totalité des éléments, aussi ce groupe ne me paraît pas coller à 100% avec la situation.
Je m’intéresse cependant à son histoire, pour la simple et bonne raison que son billet original ne me parait pas aller trop loin, que comme lui, j’aurais pu l’écrire, et que comme lui, j’aurais pu me retrouver avec un procès aux fesses.
A suivre, donc.
Joyeuses Pâques
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Une plainte
19 décembre 2008
Merci Tibo pour ce billet qui résume parfaitement la situation. Je suis heureux que tu aies su bien transcrire que je ne fais nullement de procès à la Police en générale, ni même à celle-là en particulier, mais bel et bien à « La Liberté d’Expression » qui est mal définie, mal cadrée.
Petite précision cependant, je ne maitrise, soit, pas tout, mais je suis issu d’une formation juridique (j’ai fait du droit) et en journaliste, j’étudie toutes les sources, les informations sur le sujet avant de les publier.
Merci encore pour ce billet et le lien vers le groupe et bonnes vacances à toi !