La lente et certaine disparition du geek : contre-article

Ce matin, Ouriel a publié sur TechCrunch FR (référence en matière de blog high-tech, quand même) un triste billet intitulé « La lente et certaine disparition du geek« . Je vous incite fortement à le lire, il est intéressant, ainsi que toutes les réactions qu’il a provoquées.
J’ai moi-même laissé un commentaire, mais je n’ai pas eu l’occasion d’aller vraiment loin. Étant un geek, j’ai un blog, je peux donc développer ici.
La conclusion de l’article résume bien l’esprit :
La notion de Geek est trop restrictive, négative et n’est que toute relative: Elle masque une réalité complexe et en pleine évolution. Elle bien souvent inutile quand elle placée dans un contexte géographique temporel ou générationnel. Nous sommes tous le Geek de quelqu’un. Et du coup il n’y a pas de définition absolue. Pire, il n’y a pas de définition et l’usage du terme devrait un jour disparaître sous l’impulsion d’une nouvelle génération.
Au delà des photes de fransais et de ponctuation qui saupoudrent l’article, comme d’habitude (désolé, Ouriel, mais c’est vrai, moi-même qui en fais très souvent, je les remarque : en français, avant deux points, un point d’exclamation ou d’interrogation, IL Y A UN ESPACE INSÉCABLE !!!!), je ne suis absolument pas d’accord avec le contenu.
Reprenons point par point mon commentaire.
Je cite l’excellente émission de Canal+, Suck my geek, sur, justement, la culture geek : “Il y a autant de définitions du geek qu’il y a de geeks dans le monde”.
Et je trouve ça particulièrement juste et pertinent. Car la culture est faite d’un canevas de tout un tas d’éléments, que tout un chacun peut adapter à sa sauce (en vrac gadgets, Internet, SF, ciné, musique, fantasy, jeux de rôles, jeux vidéos, etc), comme le soulignait sushitronic.
Il y a des geeks Internet, des geeks jeux vidéos, des geeks role playing, des geeks comics, et souvent d’ailleurs les passions sont mélangées… Mais le terme « geek » désignant à la base un passionné, on peut trouver des geeks de n’importe quoi. Potentiellement, il existe des geeks jardinage, ou des geeks tricot, même si l’appellation désigne plutôt des gens ayant des passions en communs, et généralement les mêmes se retrouvent (celles sus-citées).
Le terme geek n’est pas traduit, certes. Mais peut-être est-ce parce qu’il est intraduisible. Il colle à l’esprit, alors il marche. Gardons-le.
La connotation négative est là, certes, mais je pense qu’elle n’est présente que par les personnes l’utilisant et ne faisant pas partie du milieu. Je suis quasiment sûr (et la preuve est là via les commentaires) que les geeks se définissant eux-mêmes comme tels (et moi le premier) sont FIERS D’ÊTRE GEEK.
Je le trouve bon, moi, ce terme, qui est court, rigolo, et qui commence à se faire connaitre, même si il est souvent mal employé (j’y reviens après).
Ensuite, pour faire partie de cette fameuse “Génération Y” (89), je sais parfaitement, car je suis encore à la fac, que nous sommes loin d’être tous experts en NTIC. Oui, de manière générale, nous savons tous plus ou moins nous servir d’un ordinateur, oui, beaucoup d’entre nous sont sur Facebook, certes c’est évidemment incomparable avec la génération précédente au même âge, mais il faut surtout pas généraliser, loin de là.
J’ai tout dit je pense, mais ceci me permet d’aborder le mauvais emploi du terme de « geek ». NON, quelqu’un qui a 14 ans, qui passe une partie de son temps sur MSN, à lire des Skyblogs et/ou à jouer en ligne N’EST PAS (forcément) UN GEEK.
Pour être un geek, je pense qu’il faut d’abord en avoir conscience. Être geek, avant tout, c’est une culture. Ce sont des habitudes. C’est un mode de vie.
Alors ce n’est pas parce que les médias traditionnels utilisent mal le terme (j’ai fait tout à l’heure en cours d’anglais un test style « How much geek are you? » fait par un journaliste qui est sans doute allé chercher ses définitions sur Wikipedia…) que le terme de geek est révolu et ne veut plus rien dire.
Grandiose. Hallelujah, mes frères.
Des geeks, il y en a toujours, et des vrais. Certains « puristes », qui le sont depuis l’âge de 7 ans et leur premier Spider-man ou leur premier Pong, d’autres comme moi qui ont découvert l’univers il n’y a pas plus de 3 ans, et qui se forgent leur culture au fur et à mesure. Mais encore une fois, il y a autant de sortes de geeks qu’il y a de geeks tout court…
A voir, décidément, Suck my geek, le génial reportage de Canal+, à trouver sur n’importe quel canal de diffusion (
). Et bien sûr, si vous vous intéressez au sujet, lisez l’article d’Ouriel (j’ai envie de dire LOL
) et les nombreuses réactions, toutes plus intéressantes les unes que les autres.





26 réclamations
17 novembre 2008
genial ton article!
17 novembre 2008
Je ne suis pas fan des revendications persos, mais je cautionne à 100% tout ce truc. Avoir en commun des choses comme BashFR, VDM, certains groupes Facebook, La Classe Américaine, et tant d’autres objets culturels créé une ambiance particulière, un contexte de communication qui forme une esquisse de groupe socio-culturel. Et je kiffe. Non pas par fierté d’appartenir à un groupe, mais parce que ce sont des choses qui me correspondent, qui me parlent, et que je n’échangerai jamais une soirée Retour vers le Futur contre 75 sorties en boite.
17 novembre 2008
+1 TiBo, c’est encore un genre d’article de vulgarisation d’un terme que tout le monde connait & emploie à tord & à travers, avec des arguments sans fondements, genre « je sais pas de quoi je parle, mais j’utilise des mots compliqués et tout pour noyer le poisson histoire de dire que j’raconte pas tout le temps la même chose ».
Et puis, l’article du monsieur là, a tendance à confondre, dès le 1er paragraphe, les termes Nolife & Geek. Rien que ça, ça promet pour le reste! o/
17 novembre 2008
Argh Bash.fr ! Oui ! Le truc anti-dépresseur par excellence. Il devrait être remboursé par la sécu.
Bah non, je n’ai rien d’autre a commenter. Ah si. Le commentaire était mieux que le billet :-)
Oui, le mot est entré dans le GRAND public. C’est ainsi pour tout. Regardez le piercing, pratique plus que de marge à ses débuts et qui devient de grande consommation aujourd’hui.
Le néolibéralisme peut tout vendre ! Planquons nous !
J’ai édité parce que le compte à rebours m’a fait flipper
17 novembre 2008
Bon article
(et tu rassures une geekette tricot …wé moi je cumule !)
18 novembre 2008
Je le savais, j’aurais pas du toucher cette NES étant petit …
18 novembre 2008
@Ouriel Ohayon – Merci
@Myth – LOL la Classe Américaine
@DaPo – ben ouais !!
@Yann Leroux – ça fait plaisir d’être approuvé par un psychologue professionnel et reconnu
@Mlle Tortue – j’ai pensé à toi en fait :P
@Zatax – c’est généralement mortel. Moi c’était la Megadrive
Merci à tous, en tout cas.
18 novembre 2008
D’ailleurs, vu que ca parle de la classe américaine, il y a une soirée spéciale dans le 2ème à Paris mercredi soir avec rediffusion de cette perle cinématographique sur écran géant.
Pour les adeptes de facebook, c’est par ici :
http://www.facebook.com/home.php?#/event.php?eid=43173634621&ref=mf
18 novembre 2008
Notes aux lecteurs:
Attention! Je fais des photos d´orthographe aussi! Ca fait des années que je n´habite plus en France et parfois, les accents, les temps.. un peu de tout perdent leur francais.. Sans vouloir défendre Ouriel je pense qu´il a le même micmac linguistique que moi dans la tête parfois (particulièrement détectable dans ses billets traduits de l´anglais)
Alors pourquoi je ramène ma fraise? Si j´ecris mal francais (et sans c cedille »)…
Bah simplement parceque.. Geek ou pas? Keskonsenfoutenfait?
L´essentiel c´est de sentir bien dans sa peau et être soi même.. Pourquoi chercher un titre (qui parait presque nobilier) alors que tu fais partie du mobilier, de la grande matrice de la vie actuelle…
Régulièrement de nouvelles formes de cataloguer les gens apparaissent.. De nouvelles définitions, des segments « marketing » qui permettront aux agences de comm de les refourguer dans une bonne vieille présentation de powerpoint á leurs clients sous un schéma CSP 2.0?
Ou simplement pour les conversations entre potes, pour définir Paul qui aime Internet, a un iphone et dont la maison est connectée 100% wifi?
Bein oui, utilise Geek si tu crois que ca définit Paul.. Puis si tu trouves que ca un « coté négatif ».. Et bien exprime toi, et prends quelques secondes pour définir Paul…
Balzac « y prenait » le temps lui.. Et sans faire photes d´orthographe en plus!
18 novembre 2008
Ho c’est gentil
(l’addiction peut aussi commencer avec un atari St…si si !)
18 novembre 2008
Je suis plus d’accord avec ta définition de Geek que celle d’Ouriel, Geek a perdu son aspect négatif depuis un certain temps.
Nerd ou No-life sont plus proche de la définition d’Ouriel et eux on garder un sens négatif.
18 novembre 2008
très bon article, très bon concept aussi le contre billet, lol. En tout cas il est clair que le reportage « Suck My geek » que je voulais citer dans mon comm sur le billet d’Ouriel mais dont j’avais perdu le titre est une perle et doit mettre tout le monde d’accord sur le terme geek. A voir vraiment…
ps: j’adore la photo illustrant ton article
18 novembre 2008
Je suis pas assez technophile à défaut d’être geek : je n’ai pas shazaam. Quelqu’un peut-il me dire qu’elle est le morceau utilisé pour rythmer la BA de « Suck my geek » ? Merci d’avance.
18 novembre 2008
L’article est vraiment intéressant et montre un point de vue qui m’étonne : être fier d’être geek n’était pas quelque chose que j’avais pu concevoir jusqu’à aujourd’hui car dans mon entourage (sur internet comme la famille, les amis proches…) ce mot est vraiment vu comme quelque chose de péjoratif.
Après le petit article d’Ouriel, je me suis amusé à interroger nombre de personnes de mon université pour savoir quelle était leur définition d’un Geek. Résultat : une large majorité voit le Geek comme une personne qui ne peut pas vivre sans ordinateur, qui vit à travers lui et qui a du mal à passer plusieurs heures sans faire un petit tour derrière son écran.
Il n’est pas forcément vu comme quelqu’un de stupide ou intelligent, de méchant ou gentil ou qui ai une vie saine ou non… pour une majorité, être geek c’est être accro à l’ordi.
Finalement la notion de passion qu’exprimait à l’origine le mot Geek a résisté à l’épreuve du temps, seulement voilà, ça c’est trop tourné vers la technologie comme l’a si justement noté Ouriel sur TC.
Si je réagis à cet article, et je reviens à ce que je disais au départ, c’est parce que je suis même complétement accro à l’informatique. J’ai une vie sociale (Dieu merci !), je fais du sport et je peux très bien me passer de mon ordi des semaines voire des mois (aïe dur dur quand même ^^…) mais toujours est-il que dès que j’arrive chez moi, j’allume mon PC et je passe la soirée à moitié dessus.
J’adore programmer et j’ai perdu une bonne partie de ma vie à ne faire que ça, bref une passion… Mais pourquoi je dis tout ça ?
Parce que je suis moi même Geek, en fait, mais que je trouve le terme à connotation tellement négative que je refuse de me désigner en tant que tel devant les autres. En fait, finalement, je crois qu’il aurait fallu un autre moi pour définir ce que je suis…
En attendant, je suis officiellement un « passionné de l’informatique »…
18 novembre 2008
En fait une définition simple du « geek inernaute » pourrait être : celui qui, sur 100 quotes de bashfr, arrive à en comprendre au minimum 95%…
18 novembre 2008
Y’a un truc qu’on remarque, cay que comme pur otaku, geek qui est une « insulte » dans leurs pays d’origine sont des revendications en France ^^
Tout les geeks et les otakus sont fier de l’être, et je suis d’ailleurs fier d’être les deux :p
18 novembre 2008
Un bon contre-article ! Merci

Et sinon, j’espère que tu n’as pas de préjugés sur les personnes de 14 ans, la preuve : J’ai 14 ans et je lis ton blog qui n’est pas un skyblog. (pour le moment xD lol mdr)
Bonne soirée à tous
18 novembre 2008
Je suis tout à fait d’accord avec toi, que le geek est un passioné. Mais selon moi, le terme vise à se répandre TROP, qui peut de nos jours, se juger geek ou non ? ça personne ne le sait.
D’ailleurs, comme tu l’as cité, dans Suck My Geek, ils avaient raison, y’en a pas mal de ces petits êtres curieux et spéciaux … Mais, l’âge ne définit pas le geek, ni sa catégorie sociale, ni rien du tout, comme tu le penses comme moi, le GEEK est une façon d’être, on l’est, ou on l’est pas. On NE PEUT PAS, le devenir, un point c’est tout !
C’est pas si on a joué à Mario, Tetris, vu les Chevaliers du Zodiaque, joué à Zelda, fait des RPG, regardé Star Wars ou autre que on peut s’affirmer geek. Après chacun l’est dans son quotidien. Moi perso, tout mes amis te le diront, je peux pas m’empêcher de l’être, mais l’être comment ? Je ne sais pas comment je suis geek, mais on m’a dit que je le suis, d’ailleurs, si je me conforme à ce que j’ai énoncé plus haut, joué à Mario, etc. je devrais l’être en tout cas, mais encore une fois et je ne le dirai jamais assez, ce n’est pas ceci qui définira si je suis geek ou non, et en réponse à Wimacod, c’est n’est pas non plus en lisant des blogs que ta forme spirituelle ou physique va se métamorphoser en geek :P
Sinon, je vous invite à lire mon coup de gueule, que personne n’avait lu le 16 octobre à part moi juste là : http://studioznak.net/news.php?idnews=155
19 novembre 2008
Trés bon article
@Thomas: Artist: Devo
tittle : gut feeling
De rien
27 novembre 2008
Alors juste un truc : une des origines du malentendu sur la définition est que en effet, la passion du geek n’est pas limitée à l’informatique mais elle est tout de même limitée à quelques unes (une 15aines de grands domaines environ allant de l’histoire à l’informatique en passant par le cinéma).
En gros, un geek de jeux de rôle ou de comics ça existe, mais pas un geek de jardinage justement.
Mais comme dis chez Ouriel, le terme geek est en pleine évolution et s’élargit de plus en plus, comme il l’a toujours fait et d’autres domaines se grefferont au fur et à mesure à ce mot. Aujourd’hui on ajoute les geeks techno-design (Apple par exemple) et demain ça sera les geeks des voyages…
9 décembre 2008
« en français, avant deux points, un point d’exclamation ou d’interrogation, IL Y A UN ESPACE INSÉCABLE !!!! »
Pour les deux points oui, mais pour les points d’interrogation et d’exclamation, c’est un espace fine insécable – ce que personne ne fait sur internet, on est d’accord, mais quitte à pinailler, autant le faire correctement, non ? :p