Par TiBo, il y a 1 mois et 2 jours

Envoyé spécial : Glam, blogs et rock n'roll

«Ils sont rock, provoc et glamour et ils le montrent au monde entier : des nouvelles soirées skins party inspirées d'une série britannique où tout est permis aux photos très sexy de certains blogs de filles, les ados 2010 se présentent souvent comme une nouvelle génération libérée, qui se moque des regards. En fait, ils en donnent surtout l'image sur internet qui fonctionne pour eux comme un miroir...»

Tel est le début du résumé de l'accroche de la pub faite sur le site d'Envoyé spécial pour le reportage diffusé ce jeudi 7 janvier 2010 sur France 2. Si vous suivez ce blog depuis un certain temps, vous savez qu'Envoyé spécial est une émission que je considère comme l'une des plus pointues au sujet de mon média de prédilection qu'est Internet. Si vous me suivez sur Twitter, vous avez du vous en rendre compte, si vous ne m'avez pas unfollow par agacement (j'ai été légèrement producteur d'un tweet toutes les minutes 30 environ, je vous pardonne donc).

envoyé_spécial

Capital/Zone Interdite/100% Mag chez M6, Combien ça coute/Le Droit de savoir chez TF1, Envoyé spécial chez France 2, et moults autres, même combat. Du magazine d'information axé audience. Des sujets trashos au possible, avec de la fillette de 12 ans à poil à peine floutée à 21h à la clé pour faire de l'audience. Le tout sur un bon ton journalistique préfabriqué compréhensible par un maximum d'audience et capable de conserver l'audience jusqu'à la coupure pub (je sais, y a pas de pub sur France 2, cessez de m'interrompre comme ça).

Subir la suite →

Par TiBo, il y a 1 mois et 6 jours

Defense of the Ancients & League of Legends

Chers amis, je vais vous parler aujourd'hui d'un divertissement numérique particulièrement apprécié par mon entourage de buddies les plus portés sur le jeu vidéo. Il s'agit d'un genre, entre le tower defense, le jeu de rôle, et les échecs (bon peut-être pas pour le dernier, mais si un peu quand même), que certains appellent «MOBA» pour «Multiplayer Online Battle Arena» (tout un programme). Paradoxalement, il se peut que les lecteurs les plus intéressés par cet article soient déjà au courant de l'existence de ces jeux, ils (et notamment le premier d'entre eux) sont plutôt connus dans la communauté gamaz. Il s'agit d'une map (appelé plutôt «mod») pour Warcraft III, Defense of the Ancients, et de son dérivé en jeu à part entière, League of Legends. Pour la suite de l'article, je les appellerai respectivement DotA et (ne riez pas, c'est comme ça) LoL.

Joueurs archi-convaincus de Warcraft III, mes potes et moi avons commencé il y a quelques mois à se faire des LAN (parties à plusieurs avec les ordis reliés entre eux, mais si tu savais pas ça tu peux sortir) régulières. Les parties classiques venaient ponctuer les nombreux tower defenses que nous avions trouvé, notamment le magnifique Burbenog. Et puis est venu DotA.

DotA

Defense of the Ancients

Subir la suite →

Par TiBo, il y a 1 mois et 17 jours

Avatar : merveilleusement affligeant

Je sors d'Avatar, le dernier Cameron, réalisateur de notamment Titanic et de Terminator, film en partie en 3D avec «réalité augmentée» «relief», lunettes de vision panoramique à air con intégré, etc. Gros buzzzzzz, Twitter frémit, les critiques s'affolent. Ahum.

Sans «R» de révolution

Ce qui fait que le film est une attraction, et ce qui fait surtout qu'il faut aller le voir, c'est son statut de film en 3D augmentée relief. L'action se déroule sur une lune mystérieuse d'une planète perdue dans un système inconnu. Au programme : jungle luxuriante, montages qui flottent et cascades de 800 mètres de haut. Du coup, c'est grandiose. L'effet de profondeur fait effet, et bien. Alors que Là-haut, le Pixar de cet été aussi sorti en réalité augmentée relief, se contentait de rajouter pépèrement quelques effets par-ci par-là, dans Avatar la technique est utile et bien utile. Les scènes d'action sont réellement vivantes, on sursaute au moindre mouvement de buisson, on y est.

Sans parler de la révolution parfois évoquée pour décrire le film, je parlerai simplement d'évolution. Le jour où l'immersion sera totale, où l'on pourra sentir se que sentent les personnages, ou que sais-je, ça sera une révolution. Pour l'instant nous sommes encore assis dans nos sièges de cinéma, on entend les sièges du fond craquer et on peut se retourner vers son voisin pour se marrer devant son air con chichement accordé par ses magnifiques montures en plastique noir, et surtout critiquer le scénario catastrophique.

Pocahontas au pays des Schtroumpfs de 10 pieds de haut

Si vous avez déjà vu Disney's Pocahontas, vous avez saisi le scénario d'Avatar. De méchants colons viennent coloniser le territoire des gentils indigènes en phase avec la nature et priant un arbre. Un colon un peu blond s'amène, a la crampe devant une indienne, s'intègre à la population et finalement change d'avis sur ses convictions. Mais l'affrontement est inévitable. Heureusement, le colon un peu blond change de camp et avec l'aide de la nature et des nanimaux sauve les gentils. Les mêmes personnages, l'indienne, le colon, le rival douteux, le vieux chef, l'arbre magique, le copain animal, le méchant militaire, le bourgeois un peu con. Le même scénario.

Nous nous sommes amusés, pendant l'entracte (le film dure 2h40, la chaîne CGR nous fait grassement bénéficier d'une pause), à défiler la suite des évènements. 90% de réussite. Seule la charge des scarabées rhinocérossoïdes nous a surprise. Là, le frère va mourir au combat. Ah, ça y est. Là, il va prendre la place du chef. Ah, ça y est. A la fin il va intégrer définitivement son avatar. Ah, ça y est. Tout est prévisible, annoncé, pathétique. L'histoire d'amour est tellement bidon qu'elle est bouclée en milieu de film, on en parle quasiment plus après. Le scénariste n'a même pas été payé assez cher pour se relire. Il a oublié de mettre des gardes dans la prison. Il s'est trompé, à un moment, il a cru bon de rendre compatible une technologie humaine avancée (les fameux avatars, mélange génétique entre humain et autochtone) avec les rites ancestraux locaux. A un autre moment, il a même autorisé une panthère sauvage indomptable à servir de cheval de course. Incroyable.

Finalement, un seul membre de la troupe qui m'a accompagnée voir ce chef-d'œuvre est sorti content de la séance. Le frère de ma copine. Il a 12 ans.

A quoi bon faire des films de cette qualité visuelle pour pondre un scénario aussi catastrophique ? Même la musique est insipide.

Cameron a trouvé le bon plan. Car aussi déçu que j'ai été à la sortie, je vous conseille d'aller voir le film en salle. Oui, j'ai lâché 7,60 pour aller voir une belle bouse, et je vous conseille de faire la même chose. Oui. Oui, les effets visuels sont tellement impressionnants que se procurer un .torrent pour mater Avatar sur un 15 pouces n'est pas intéressant. Vous verrez un mauvais film. De la science-fiction de bas-étage même pas imaginative, même pas étonnante, même pas innovante. En salle, la réalité augmentée relief, même si elle a d'abord augmenté la marge amélioré le relief du porte-monnaie du producteur, a ajouté les étoiles dans les yeux que vous n'aurez pas autre part que dans une salle. Ne comptez pas sur autre chose, c'est tout ce que vous aurez. Ou si, de l'amertume, peut-être.

Par TiBo, il y a 1 mois et 25 jours

Post-apocalypse

Je vous soumets (pour voir) un débat que j'ai eu avec quelques connaissances. Si la question de base ne paie pas de mine, il se révèle assez vite que l'interrogation est là, et surtout que le débat passionne. Chacun amène son point de vue et, à deux reprises, les arguments se sont enflammés de part et d'autres.

Voici la situation :
Monde post-apocalyptique. Une quelconque catastrophe a ravagé l'humanité. Un virus mortel (zombification exclue) est préférable : la planète a survécu et les ressources naturelles, la faune et la flore sont intacts (ou au moins dans l'état dans lequel on les laisse actuellement). Seule une toute petite communauté a survécu (par exemple, une ville qui avait développé un vaccin). Mettons quelque chose comme ma petite ville à côté de La Rochelle : de 5000 à 10 000 têtes. 50% d'hommes, 50 de femmes. Il y a de toutes les catégories socio-professionnelles, représentées équitablement selon les moyennes en vigueur dans les zones occidentales. Je ne connais pas les pourcentages, mais on aurait quelque chose comme 30% d'ouvriers, 20% de cadres, 10% d'artisans, 5% d'enseignants, 5% d'ingénieurs, 2% de médecins, 1% d'informaticiens, 2% de politiciens, 15% de vieux, 10% d'enfants, etc. Tout élément matériel est en revanche rayé de la carte. 10 000 hommes, leur bite (ou leur vagin, biffez la mention inutile) et leur couteau (ah ben non, pas de matériel) leurs poils.

apocalypse

Photo CC par Miguel Angel

Voici la question :
En combien de temps retrouverait-on le niveau technique, scientifique, médical, bref le niveau de connaissances que nous avons aujourd'hui ? En combien de temps aurait-on à nouveau des fusées, des opérations à coeur ouvert et Facebook dans chaque maison de riche ?

A partir de là, il y a de tout.

Subir la suite →

Par TiBo, il y a 2 mois et 7 jours

Décalage

Ce mardi premier décembre, j'ai fait la démonstration à mon père de la nouvelle application iPhone de Libé. Combiné à un abonnement à liberation.fr obtenu grâce à Mon journal offert, je peux désormais consulter tous les jours l'édition numérique de Libération papier. 100% des articles, en mobilité totale, sans avoir rien à payer. Une chance inouïe pour s'informer pour le digital native que je suis, que mon père n'imaginait même pas il y a 5 ans, et qui préfigure les futurs usages à la fois de l'informatique et de l'information.

Sa réaction ?

«Faut avoir les doigts propres pour utiliser ce truc quand même.»

Pour les fans, son site d'art postal.

← Avant 01 02 03 04 05 ... 67 Après →